
les femmes sont plus touchées par le chômage que les hommes. Plusieurs changements simples peuvent faire la différence : des cours accessibles à distance, des horaires flexibles, des formatrices qui servent de modèles et une communauté où les filles ne se sentent pas isolées.
En Haïti, les femmes sont plus touchées par le chômage que les hommes et moins présentes sur les réseaux sociaux. En Amérique latine et dans les Caraïbes, elles ne représentent que 18 % des diplômés en informatique. Qu'est-ce qui leur barre la route ?
Credit: HubConnect
Dans une classe de graphisme ou une formation en programmation, comptez les filles présentes. Souvent, elles sont minoritaires. Ce n'est pas une impression. Les chiffres le confirment, en Haïti comme ailleurs dans le monde.
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En Haïti : un écart visible
Sur les réseaux sociaux, les Haïtiennes sont moins présentes. La plateforme NapoleonCat comptait 47,3 % de femmes parmi les utilisateurs de Facebook en Haïti en mai 2026. L'écart est le plus marqué chez les 18-24 ans : les hommes dépassent les femmes de plus de 555 000 comptes. Sur le marché du travail, même constat. Le taux de chômage des femmes était de 18 % en 2025, contre 12,3 % pour les hommes, selon les données de la Banque mondiale.
Dans le monde : un chiffre figé depuis 10 ans
L'Institut de statistique de l'UNESCO a publié des données montrant que les femmes ne représentent que 35 % des diplômés en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM). Ce chiffre n'a pas bougé en dix ans. En Amérique latine et dans les Caraïbes, le tableau est encore plus frappant en informatique : les femmes ne représentent que 18 % des diplômés. En ingénierie, c'est 31 %. Un détail important : ce n'est pas parce que les femmes ne font pas d'études. Dans la plupart des pays, elles sont plus nombreuses que les hommes à obtenir un diplôme universitaire. Mais seulement 15 % des jeunes femmes finissent diplômées en STIM, contre 35 % des jeunes hommes.
La bonne nouvelle vient des Amériques
Un chiffre donne de l'espoir. À l'échelle mondiale, 77 % des hommes utilisent Internet, contre 71 % des femmes, selon l'Union internationale des télécommunications (UIT) en 2025. Mais dans la région Amériques, le même rapport constate que la parité est déjà atteinte. Cela montre que la barrière n'est pas naturelle. Elle peut tomber.
Qu'est-ce qui bloque les filles ?
L'UNESCO identifie plusieurs causes, qui apparaissent dès l'enfance : des stéréotypes selon lesquels les maths et la technologie seraient une affaire de garçons, le manque de modèles féminins, et des environnements peu accueillants une fois en formation. En Haïti, d'autres obstacles s'ajoutent. L'insécurité pousse beaucoup de parents à refuser que leurs filles se déplacent pour se former. Les tâches ménagères et la garde des enfants prennent plus de temps aux filles qu'aux garçons.
Ce que nous pouvons faire
Plusieurs changements simples peuvent faire la différence : des cours accessibles à distance, des horaires flexibles, des formatrices qui servent de modèles et une communauté où les filles ne se sentent pas isolées. HubConnect s'engage à mesurer chaque année la proportion de femmes inscrites à ses programmes et à publier ces résultats.
Credit Photo: Aydens Joseph
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