
À l'échelle mondiale, l'économie des créateurs pourrait approcher les 500 milliards de dollars en 2027. En Haïti, beaucoup de jeunes produisent du contenu chaque jour. La question : combien d'entre eux en font une véritable activité ?
Ouvrez Facebook ou TikTok n'importe quel jour. Vous verrez des sketchs, des vidéos humoristiques, des recettes, des tutoriels de maquillage, des analyses de football — tous faits par des Haïtiens, souvent avec un seul téléphone. La créativité est là. Ce qui manque souvent, c'est la structure.
Un marché qui double en quatre ans
Selon Goldman Sachs Research, le marché des créateurs de contenu valait environ 250 milliards de dollars en 2023. La banque prévoit qu'il pourrait atteindre 480 milliards en 2027. Les moteurs de cette croissance : les dépenses des marques en marketing d'influence et les sommes versées par les plateformes pour les vidéos courtes. Un détail important du même rapport : les partenariats avec des marques représentent environ 70 % des revenus des créateurs. Autrement dit, l'essentiel de l'argent ne vient pas des vues, mais des entreprises qui paient un créateur pour parler de leurs produits.
Le public est déjà là
En Haïti, l'audience existe. La plateforme NapoleonCat recensait 3,73 millions de comptes Facebook en mai 2026, soit plus de 30 % de la population. Le groupe le plus actif est celui des 25-34 ans — l'âge de ceux qui achètent, lancent une entreprise et cherchent des services. Pour une petite entreprise locale, cela veut dire une chose simple : ses clients sont sur les réseaux sociaux. Elle a besoin de personnes qui savent produire du contenu pour les atteindre.
Le problème : du talent sans métier
Beaucoup de créateurs haïtiens ont appris seuls. Ils savent ce qui fait rire, mais ne savent pas toujours négocier un contrat, établir une facture, protéger leurs droits d'auteur ou mesurer les résultats d'une campagne. Une étude de l'UNESCO, Behind the Screens, a interrogé des créateurs dans 45 pays. Elle révèle que 35,2 % d'entre eux font face à des dilemmes éthiques, comme le droit d'auteur ou l'équilibre entre authenticité et publicité. La même étude indique que 73,7 % aimeraient suivre une formation gratuite sur les bonnes pratiques. Ce n'est pas le talent qui manque. C'est la formation et la structure.

Du contenu à l'entreprise
Un créateur qui veut vivre de son travail a besoin de trois choses. D'abord, une qualité technique : bon son, bonne lumière, bon montage. Ensuite, une identité claire : qui il est, à qui il parle. Enfin, une base professionnelle : tarifs, contrats, relation client. HubConnect construit ses programmes sur ces trois piliers — vidéographie, montage, graphisme, marketing numérique — pour que les créateurs haïtiens passent de la passion à la profession.
Lòt atik
Pare pou w kòmanse aprann?
Gade kou yo